Visite sanitaire obligatoire en élevage de petits ruminants (juillet 2017)



Visite sanitaire obligatoire en élevage de petits ruminants
Un focus sur les avortements pour 2017/2018

Visite sanitaire obligatoire en élevage ovin et caprin => Depuis ce début d’année 2017, la visite sanitaire obligatoire concerne aussi les élevages ovins et caprins. La thématique adoptée pour cette première période de visite sanitaire petits ruminants (ovins/caprins) porte sur les avortements.

L’arrêté ministériel du 24/09/2015 fixe les éléments des visites sanitaires obligatoires. Ces visites sont réalisées par votre vétérinaire sanitaire et sont prises en charge par l’État. Elles ont pour but de vous sensibiliser à la santé publique vétérinaire et aux moyens d’améliorer le niveau de maîtrise des risques sanitaires dans votre cheptel. Les filières bovine, ovine, caprine, porcine, avicole et apicoles sont concernées (cf. article du 20/01/2017). Cet article vous détaille la visite sanitaire « petits ruminants » pour la période 2017/2018.

Quelles sont les exploitations concernées ?

Sont concernés les élevages dont la dernière déclaration d’activité (2015) mentionne un nombre minimum de 50 reproducteurs ovins (lait et/ou viande de plus 6 mois) ou de 25 reproducteurs caprins (lait et/ou viande de plus 6 mois). Les centres de rassemblement, les lieux d’estive et d’hivernage, les marchés aux bestiaux, les élevages d’agneaux à l’engraissement ne sont pas concernés. Cette visite se déroule sur la période 2017/2018 avec du 1er février au 31 décembre 2017 les élevages à n° EDE impairs et du 1er février au 31 décembre 2018 ce sont les élevages à n° EDE pairs.

Un focus sur les avortements

Les avortements sont une dominante pathologique en élevages ovins et caprins avec certaines pathologies contagieuses à l’Homme (zoonoses) d’où le choix de cette thématique. L’objectif est, d’une part, de poursuivre les efforts de sensibilisation des acteurs sur les enjeux liés à la sous déclaration des avortements en élevage petits ruminants et, d’autre part, de faire connaître et appliquer les mesures de prévention des risques zoonotiques en cas d’avortement.

Comment se déroule la visite ?

Au cours de la visite, le vétérinaire sanitaire remet à l’éleveur un questionnaire à compléter conjointement. Axées autour des pratiques d’élevage et des connaissances des éleveurs, 18 questions permettent de recenser et de cibler les actions mises en place lors d’apparition d’un épisode abortif. A l’issue de la rencontre, le document est signé par les deux parties en double exemplaires et l’éleveur le conserve 5 ans dans son registre d’élevage. Une fiche de sensibilisation (cf. illustration) reprenant les principales recommandations est remise. Retrouvez l’instruction technique pour la visite sanitaire ovine sur le lien suivant :

http://agriculture.gouv.fr/sites/minagri/files/vspru_2017-2018.pdf.


                                                                                                                             Source GDS creuse

Action avortement : un outil d’aide au diagnostic

Les avortements sont des pathologies anciennes et persistantes. Tous les élevages sont concernés, 2 % des femelles avortent chaque année. En présence de causes infectieuses, parasitaires, alimentaires… des avortements en série peuvent apparaître avec des conséquences économiques toujours préjudiciables, voire considérables.

Qu’est-ce qu’un avortement ?

« Est considéré comme un avortement infectieux l’expulsion d’un fœtus ou d’un animal mort-né ou succombant dans les douze heures suivant la naissance, à l’exclusion des avortements d’origine manifestement accidentelle ».

Règlementairement, que faut-il faire ?

L’enregistrement de chaque avortement, même isolé, sur le registre d’élevage est obligatoire. Toutefois, la notification d’un épisode abortif chez les petits ruminants n’est obligatoire qu’à partir de trois avortements ou plus sur une période de sept jours ou moins.

Une prise en charge dans le cadre de la police sanitaire

Si la notification n’est obligatoire qu’à partir de trois avortements en sept jours, les actes et analyses sont en revanche pris en charge par l’État dès lors que le vétérinaire considère que la situation est évocatrice de brucellose, c’est-à-dire dès la survenue du premier avortement si celui-ci est notifié à la DDCSPP (le vétérinaire notificateur doit avoir une habilitation sanitaire mais n’est pas forcément le vétérinaire sanitaire désigné par l’éleveur pour suivre son élevage).

Des recherches complémentaires à mettre en place

Des actions "avortements" sont proposées aux éleveurs pour les aider à identifier les causes des avortements. Contacter votre GDS.