Tuberculose Bovine : surveillance et piégeage de la faune sauvage




La surveillance de la faune sauvage est aujourd’hui un enjeu primordial pour prévenir la diffusion de la tuberculose bovine dans nos régions. C’est pourquoi deux réseaux d’acteurs, l’un généraliste, l’autre plus spécifique à la problématique tuberculose, coordonnent leurs actions en vue de prévenir l’arrivée de nouveaux cas.

/template/fleche_fiche_tech Le réseau SAGIR
Le réseau SAGIR est un réseau de surveillance épidémiologique des oiseaux et des mammifères sauvages en France. Cette surveillance est fondée sur un partenariat constant entre les Fédérations des chasseurs et l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage. Ce réseau a plusieurs objectifs dont la détection des agents pathogènes transmissibles à l’homme et/ou partagés par la faune sauvage et les animaux domestiques. Afin d’assurer cette surveillance épidémiologique, le réseau SAGIR s’appuie sur la détection des causes de mortalité des mammifères sauvages.

/template/fleche_fiche_tech Le réseau Sylvatub
Face à la recrudescence de la tuberculose en élevage bovin, le Ministère en charge de l’Agriculture et les principales institutions impliquées dans la faune sauvage ont lancé, en Septembre 2011, le réseau national SYLVATUB, s’appuyant sur le réseau SAGIR. Le principal objectif de ce programme est de détecter la présence de tuberculose bovine chez les animaux sauvages (principalement blaireaux, sangliers et chevreuils).


Axé sur un système de classification à 3 niveaux de risque (voir carte – blanc, niveau 1 risque faible; orange, niveau 2 risque intermédiaire; rouge, niveau 3 risque élevé), les départements concernés mettent en place diverses actions de collecte d’informations épidémiologiques basées sur des surveillances évènementielles ou programmées: examen des carcasses de gibiers et analyse en cas de lésions suspectes, piégeage, ramassage d’animaux morts en bord de routes…


Les niveaux de risque des départements sont déterminés en fonction de la déclaration des foyers de tuberculose dans les troupeaux bovins, mais également par la mise en évidence d’animaux sauvages infectés, que ce soit lors du piégeage d’animaux, ou du ramassage de ceux en bords de route.

En Charente
Le nouvel arrêté de piégeage de blaireaux du 21 janvier 2015 défini 2 zones en Sud Charente: 1 zone infectée où le nombre de blaireaux piégés n’est pas limité et une zone de surveillance où le nombre de piégeages est limité à 2 blaireaux par commune.

Sur la campagne 2014-2015, 495 blaireaux ont été piégés, 21 se sont révélés positifs pour l’instant.
En parallèle, le ramassage des blaireaux bord de route est toujours effectif dans toute la Charente.
En 2014-2015, 206 blaireaux ont ainsi été ramassés et 16 se sont révélés positifs.
De plus, sur la campagne, 13 sangliers se sont révélés positifs sur 159 analysés.

En Charente-Maritime
En Charente-Maritime, la campagne de piégeage a commencé cette année en Septembre 2015. Dans la zone de surveillance, l’opération consiste à prélever deux blaireaux pour chaque terrier, préférentiellement des adultes, dans la limite de 15 blaireaux autour de chaque foyer de tuberculose bovine mis en évidence en 2015. Les terriers les plus proches des foyers infectés seront ciblés en priorité jusqu’à l’atteinte de l’objectif fixé. En complément, d’autres piégeages sont prévus à la frontière entre la Charente et Charente-Maritime.
Les opérations de piégeage sont effectives jusqu’au 31 août 2016, sauf pendant la période de reproduction qui s’étend du 15 janvier au 15 mai 2016.
A ce jour 17 blaireaux ont été piégés dans le Sud du département, 12 ont été ramassés en bords de route. Les résultats sont en cours.

En Deux-Sèvres
Les piégeages sont effectués sur des terriers proches des pâtures des foyers mis en évidence en 2014. Ceux-ci sont toujours effectués dans la limite de deux blaireaux piégés par terrier maximum.Cette année, la période de piégeage s’arrêtait en Mai. Celle-ci a permis le piégeage de 15 blaireaux. Les résultats obtenus en Septembre se sont tous avérés négatifs (absence de lésions sur les animaux). D’autres piégeages sont prévus cette année afin de se focaliser sur les terriers où moins de 2 blaireaux ont été capturés lors de la campagne de 2014.

En Vienne
Le niveau de surveillance défini par Sylvatub est de niveau 1. Cela implique une surveillance passive de la faune sauvage. Celle-ci est effectuée à 2 niveaux: la vérification de la présence de lésions suspectes par des chasseurs formés lors de l’examen initial de la venaison et la surveillance de la faune sauvage détectée par le réseau SAGIR.

/template/fleche_fiche_tech Ramassage des blaireaux bord de route
Pour rappel, si vous voyez un animal mort en bord de route, ne le ramassez jamais vous-même !
Le ramassage des cadavres nécessite une habilitation particulière délivrée par l’Etat. Voici la liste des institutions à contacter pour le ramassage :

Département

Fédération Départementale des Chasseurs

Office National de la chasse et de la Faune Sauvage

16 *

05.45.61.50.71

05.45.39.00.00

17

05.46.59.14.89

05.46.74.95.20

79 (ramassage des cadavres dans la zone de surveillance)

M. BERTHONNEAU: 06.07.56.78.04

05 49 25 02 47

86

05.49.61.06.08

05.49.52.01.50
















* Charente, vous pouvez également contacter Violette SICRE, à la DDCSPP.au 05.16.16.62.55