FCO : Évolution des règles de mouvements des animaux (sept.2015)

Les conditions de mouvements des ruminants ont évolués vers un assouplissement des règles concernant les animaux issus des zones soumises à restriction au regard du sérotype 8 de la Fièvre Catarrhale Ovine (FCO), ainsi que leurs spermes, ovules et embryons, dans le cadre des mouvements nationaux, des échanges intracommunautaires et des exportations,dans le contexte actuel (activité vectorielle, pas d’animaux vaccinés en France continentale).


/template/fleche_fiche_tech Les principales évolutions :


Concernant les périmètres interdits :

Les règles de mouvements ont été assouplies notamment en périmètre interdit en permettant les rassemblements d'animaux et la circulation des animaux au sein des PI ainsi que l'entrée d'animaux dans le PI mais qui ne peuvent alors plus en sortir sauf abattage immédiat dans les conditions de la dérogation procédure canalisée :

  • absence de signes cliniques,
  • désinsectisation des moyens de transport après chaque déchargement,
  • transport direct jusqu'à l'abattoir,
  • abattage le plus rapide possible et au maximum dans les 24 heures suivant leur arrivée à l'abattoir,
  • désinsectisation des bergeries et bouveries d'abattoir.


Concernant les mouvements de ZP vers ZS :

Ce type de mouvement n'est pas libre : seuls les animaux protégés contre les vecteurs et justifiant d'un dépistage PCR négatif réalisé au minimum 14 jours après la mise en place de la désinsectisation peuvent aller de ZP vers ZS. La PCR est à la charge du détenteur.


Concernant la dérogation jeunes animaux d'engraissement :

La dérogation concerne désormais les animaux de moins de 70 jours et non plus 90 jours, avec les mêmes conditions que précédemment.


Concernant les mouvements de reproducteurs vers des centres de sélection :

Les animaux reproducteurs destinés à des centres de sélection et des stations d'élevage de futurs reproducteurs agréés à cet effet, peuvent désormais quitter leur zone vers une zone plus favorable sous réserve :

  • avant le mouvement, dépistage PCR favorable réalisé 14 jours après mise en place de la protection contre les vecteurs (à la charge du détenteur),
  • absence de signes cliniques sur le troupeau,
  • désinsectisation des animaux et des moyens de transport avant le chargement,
  • bâtiment de destination fermé et préalablement désinsectisé,
  • isolement des animaux à l'arrivée dans le bâtiment confiné.


Concernant les mouvements vers des pays de l'UE :

Les protocoles bilatéraux sont toujours en cours de négociation mais pourraient aboutir rapidement.

Il est largement conseillé de débuter d'ores et déjà la désinsectisation des animaux pour réduire les délais en cas de validation d'un protocole (désinsectisation + PCR négative à J+14 après la désinsectisation) qui pourrait être conclu.

La désinsectisation des moyens de transport et bergeries/bouveries est effectuée, selon les recommandations du fabricant, avec des produits autorisés à base de perméthrine ou de deltaméthrine.


/template/fleche_fiche_tech Règles de mouvements des produits (semence, ovules, embryons) :

  FCO_mouvements_des_ovules_semences_et_embryons.pdf


/template/fleche_fiche_tech Vaccination :

L'arrêté du 24/09/2015 paru ce jour met en place une campagne de vaccination contre le sérotype 8 en métropole hors Corse (article 5, II).

Les priorités données sont :

  • animaux détenus dans les élevages sous APDI FCO,
  • animaux destinés aux échanges/exportations,
  • animaux appartenant aux outils collectifs d’amélioration génétique (centres d'IA, stations de testage, stations de contrôle individuel).

Les doses de vaccins ne sont, à l'heure actuelle, pas disponibles et ne doivent pas être commandées auprès des centrales d'achat.

Nous devrions avoir très rapidement les consignes de mise à disposition, de répartition et d'utilisation des vaccins.

/template/fleche_fiche_tech Surveillance virologique programmée : en cours en Poitou Charentes

L’Etat a mis en place une surveillance virologique programmée dans 60 élevages par région administrative. Dans chaque élevage, les vétérinaires réaliseront 30 prélèvements, pris en charge par l’Etat. L'objectif de cette surveillance est de détecter l'éventuelle présence du virus et sa répartition au niveau national et ainsi décider de la meilleure stratégie à adopter selon l'ampleur de l'infection. Les résultats devraient être connus début octobre.