Mouvements d'animaux - Juin 2018


Être vigilant pour tout mouvement d’animaux
S’appuyer sur une méthode simple et peu onéreuse

Mouvements d’animaux => La gestion des allers et retours des animaux (introduction, copropriété, retour de pension, de concours ou de marché…), composante essentielle de la biosécurité, reste un axe d’action majeur pour éviter l’entrée de nouvelles maladies dans votre cheptel.

Tout aller ou retour est un facteur majeur de risque de contamination. L’animal arrive ou revient avec son microbisme. Le stress du transport, le contact avec d’autres animaux, le changement d’exploitation et de conditions d’élevage favorisent la réactivation des agents infectieux. Une méthode simple et peu onéreuse permet de gérer vos mouvements sans conséquences néfastes voire catastrophiques pour votre troupeau.

Le non-isolement des bovins introduits peut entraîner des conséquences catastrophiques.

Ainsi, en matière d’IBR, de nouveau, un cheptel creusois s’est fortement contaminé

avec un bovin qui s’est infecté entre le cheptel vendeur et l’acheteur (passage par un

marché et un transport « collectif »). Le schéma peut être identique pour d’autres

pathologies spécifiques (BVD…) ou des germes variés de diarrhées ou de grippes.

… avec des aides techniques et financières de votre GDS

Lors de tout résultat positif, prenez contact avec votre vétérinaire sanitaire et/ou de votre GDS afin de déterminer les actions à mettre en place (analyses complémentaires,retour de l’animal...). Selon les départements, des prises en charge peuvent vous être accordées sur les analyses réalisées lors du contrôle d'introduction (voir conditions auprès de votre GDS). Le surcoût analytique est à comparer à la valeur du bovin introduit et aux risques sanitaires pour votre élevage.

La vigilance à l’introduction, une composante essentielle de la biosécurité !

Les règles administratives concernant les différentes maladies n’ont qu’un objectif, assurer une sécurité pour l’élevage où arrive ou revient l’animal. Ce qui est souvent vécu comme une contrainte n’est en fait que l’application de règles sanitaires visant à protéger votre élevage. C’est à chacun de se les approprier, afin de s’assurer de ne pas introduire de pathologie, en n’oubliant jamais la règle de base, l’isolement. Chaque situation a ses particularités. Cela montre la nécessité d’une discussion spécifique avec votre vétérinaire sanitaire lors de chaque mouvement. Pour toute information complémentaire, n’hésitez pas à contacter votre vétérinaire sanitaire ou votre GDS.

Source : GDS Creuse

Mouvements d’animaux
Un panel d’analyses à adapter à chaque situation

L’évolution de la réglementation, notre situation épidémiologique très favorable pour la brucellose et l’IBR permettent, sous certaines conditions, des dérogations aux analyses pour ces maladies. Il est par contre nécessaire d’être vigilant vis à vis d’autres pathologies, qu’elles soient déjà largement dépistées comme les BVD et paratuberculose ou plus nouvelles comme les besnoitiose ou néosporose (cf. tableau).

IBR : à contrôler 15 à 30 jours après l’arrivée du bovin dans le cheptel

Le risque de contamination le plus important se situe aujourd’hui entre le cheptel de départ et celui d’arrivée ou lors de retour de concours ou de marché. 1 cas creusois l’a encore illustré en 2018. Pour prendre en compte cette problématique, la réglementation demande maintenant un contrôle IBR 15 à 30 jours après l’arrivée ou le retour du bovin dans le cheptel, 15 jours étant le temps minimum pour observer une séroconversion.

Si le bovin est issu d’un « cheptel indemne en IBR » avec un transport direct et maîtrisé entre les cheptels d’origine et d’arrivée, une dérogation au contrôle IBR peut intervenir. Une demande est alors à effectuer auprès de votre GDS. Dans ce contexte, le contrôle à effectuer pour les autres maladies (BVD, paratuberculose, besnoitiose, néosporose) peut être réaliser dans les jours qui suivent l’arrivée du bovin, sans attendre le délai de 15 jours.

BVD : TOUT BOVIN INTRODUIT POUR L’ÉLEVAGE DOIT AVOIR UN STATUT BVD

Les mouvements d’animaux sont une cause de contamination BVD des troupeaux. Chaque bovin avec une prise de sang au mouvement est testé pour s’assurer qu’il n’est pas IPI (infecté permanent immunotolérant : porteur et excréteur de virus durant toute sa vie), GDS Creuse prenant en charge à 100 % les frais d’analyse. L’augmentation des dérogations IBR associée à un relâchement sur le dépistage de la BVD constitue un risque vis-à-vis de cette maladie. En Creuse des IPI introduits déclenchant la maladie après contamination du cheptel ont été identifiés. Le contrôle BVD lors de tout mouvement d’un bovin sans statut BVD est donc impératif.

Besnoitiose : une vigilance face à l’extension de cette maladie

La besnoitiose est une maladie émergente avec une progression inquiétante. Cette pathologie est présente dans notre région (quelques foyers identifiés). Pour limiter la propagation de cette maladie, un dépistage à l’introduction est à effectuer sur tout bovin provenant d’une autre zone. N’hésitez pas à poser la question à votre vétérinaire sanitaire.

Néosporose : un contrôle de toute femelle destinée à la reproduction

La néosporose est une maladie parasitaire, la transmission se faisant par l’ingestion de fourrages contaminés par des déjections de chien ou verticalement de la mère à la fille. Sur les bovins, cela peut provoquer des avortements, les races laitières semblent plus sensibles mais des cas ont été mis en évidence sur des vaches allaitantes avec le kit d’analyses avortement. Un contrôle néosporose est donc recommandé sur toute femelle destinée à la reproduction.

04/06/2018