Le bien-être animal, un objectif d'éleveur (janvier 2017)

Un nécessaire éclairage à apporter au citoyen-consommateur

L’année 2016 ayant été marquée par une montée en puissance de mouvements se revendiquant du bien-être animal, l’équipe de GDS Poitou-Charentes a choisi de faire un point sur cette notion.

C’est une tendance sociétale forte, portée par une médiatisation importante. Les politiques l’ont bien compris, promulguant la loi de 2015 « reconnaissant la sensibilité de l’animal ». Vous, éleveurs, qui vivez quotidiennement au contact de vos animaux, vous n’avez pas attendu cette loi pour en prendre conscience ! Cela confirme le besoin d’expliquer ce qu’est le bien-être du point de vue de l’animal et de montrer les nombreuses mesures mises en place.

L’évolution du statut de l’animal se retrouve dans la modification de la réglementation entre la fin du XIXème siècle et le début du XXIème siècle.


/template/fleche_fiche_tech Le bien-être animal : 5 libertés fondamentales

L’organisation mondiale de la santé animale (OIE) est la structure mondiale en charge de l’élaboration de normes intergouvernementales de bien-être animal. Elle donne une définition du bien-être animal qui fait aujourd’hui référence. Cette définition renvoie aux grands principes énoncés en 1992 par le Farm Animal Welfare Council (FAWC), organisation britannique, connus sous le nom des 5 libertés fondamentales :

  1. Liberté physiologique : ne pas souffrir de faim, de malnutrition ou de soif grâce au libre accès à l’eau et à un régime alimentaire apte à entretenir pleine santé et vigueur.
  2. Liberté sanitaire : ne pas souffrir de douleurs, de blessures ou de maladies grâce à une prévention adaptée, un diagnostic rapide et un traitement approprié.
  3. Liberté physiologique : ne pas éprouver de peur ou de détresse grâce à des conditions d’élevage et des pratiques liées ou non à un évènement humain n’induisant pas de souffrances psychologiques.
  4. Liberté environnementale : ne pas souffrir d’inconfort grâce à un logement adapté avec une absence de stress climatique et physique.
  5. Liberté comportementale : pouvoir exprimer les comportements propres à chaque espèce grâce à un espace suffisant, un environnement approprié pour se déplacer, se reposer et être en contact avec des congénères.


/template/fleche_fiche_tech Le statut de l’animal, une adaptation des éleveurs, une reconnaissance par la réglementation

Ces principes sont aujourd’hui intégrés dans les textes. Les professionnels des filières de production animale, notamment vous éleveurs, se sont fortement impliqués. Des indicateurs objectifs de bien-être animal avec les moyens de mesure correspondants ont été définis. En tant qu’éleveur, vous êtes très attentif à cette notion car, pour vous, le bénéfice est double : le bien-être animal induit de meilleures performances, donc une bonne rentabilité, et voir vos animaux entretenus dans de bonnes conditions contribue à votre propre bien-être, c’est une des valeurs centrales de votre métier d’éleveur. C’est donc vous qui êtes le mieux placé pour cette information du citoyen-consommateur.

/template/fleche_fiche_tech Une évolution dans le temps, un nécessaire éclairage du citoyen-consommateur

La représentation que l’Homme se fait des animaux, et donc les conceptions de son rapport avec eux, a évolué. Le traitement objectif de cette relation demande de ne pas y introduire le biais des projections anthropomorphiques. Les besoins des animaux ne sont pas les mêmes que les nôtres. Mais dans notre société, un profond changement des relations homme-animal est intervenu. L’urbanisation a éloigné les citoyens des réalités de l’élevage avec une raréfaction de leurs relations avec les animaux de ferme. Ils ne restent en contact qu’avec leurs animaux familiers dont le statut et la relation qu’ils entretiennent avec eux sont différents de ceux des animaux de ferme. Les systèmes d’élevage ont eux aussi évolué, suscitant de multiples interrogations liées à la méconnaissance. L’exemple du centre d’engraissement de Saint Martial le Vieux en est une parfaite illustration, les bovins abrités dans ce centre bénéficiant de conditions de vie optimales. L’incendie criminel du bâtiment de stockage avec les inscriptions retrouvées, au-delà de la dégradation de l’outil de travail, démontrent la méconnaissance totale de la réalité du bien-être animal par ces détracteurs.

Pour un éleveur, rechercher le bien-être animal répond à un double objectif : d’une part, les performances et la rentabilité sont meilleures et, d’autre part, voir ses animaux entretenus dans de bonnes conditions contribue à son propre bien-être, c’est une des valeurs de son métier d’éleveur.

/template/fleche_fiche_tech Une implication de chaque éleveur

Il revient donc à chacun d’entre vous en tant qu’éleveur d’expliquer de manière individuelle ou collective, à chaque occasion, les conditions de bien-être animal que vous pratiquez dans votre élevage.

Source: GDS CREUSE


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Pour mieux connaître le bien-être animal

Le bien-être et la protection des animaux, préoccupation majeure des professionnels des filières animales et des citoyens, sont pris en compte aux différents niveaux comme le montrent les quelques références listées ci-dessous.

/template/fleche_actu Une prise en compte au niveau mondial, européen et national par les structures publiques, professionnelles et associatives.

Le bien-être animal a été défini pour la première fois comme un domaine d’action prioritaire dans le cadre du Plan stratégique de l’OIE de la période 2001-2005. L’OIE élabore des recommandations et des lignes directrices sur les pratiques applicables en ce domaine, en réaffirmant que la santé animale est une composante clé du bien-être animal.

Cf. :http://www.oie.int/fr/bien-etre-animal/themes-principaux/

/template/fleche_actu L’Union européenne a mis en place des normes de bien-être des animaux parmi les plus élevées au monde. Le cadre général des actions de l’UE est défini dans la stratégie 2012-2015 de l’UE pour le bien-être des animaux.

Cf. :https://www.efsa.europa.eu/fr/topics/topic/animalwelfare

/template/fleche_actu Face à l’attente sociétale forte du citoyen français de mieux prendre en compte l’animal dans sa dimension d’être sensible, le Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt s’est engagé en 2016 dans une stratégie ambitieuse, élaborée en partenariat avec le monde professionnel et le monde associatif.

Cf. :http://agriculture.gouv.fr/une-nouvelle-strategie-globale-pour-le-bien-etre-des-animaux

/template/fleche_actu Le RMT (Réseau Mixte Technologique) Bien-Etre Animal met à disposition des éléments de réflexion relatifs à la notion de bien-être animal.

Cf. :https://www.bien-etre-animal.net/

/template/fleche_actu Le Centre d’Information des Viandes (CIV) consacre un de ses Cahiers au thème du bien-être et de la protection des animaux, depuis l’élevage jusqu’à l’abattoir.

Cf. :www.civ-viande.org/wp-content/uploads/2015/09/CIV2-VF.pdf

/template/fleche_actu Le bien-être animal est une composante foncière de notre concept « Le sanitaire… j’adhère ! » à travers ses différentes étapes avec une évaluation des 5 libertés fondamentales du bien-être animal.

Cf. :http://www.gdscreuse.fr/?p=3511