Hypodermose Bovine

/template/fleche_fiche_tech Le point sur la maladie :

 

Agent pathogène : maladie parasitaire due au développement de larves de mouches Hypoderma bovis et Hypoderma lineatum qui parasitent spécifiquement les bovins.


Mode de contamination : par une mouche. Celle-ci ne vit que quelques jours, une semaine au maximum. Le stade adulte est uniquement voué à la repro-duction. Immédiatement après accouplement, les mouches volent dans un rayon de 5 kms en zone prairiale pour aller pondre sur les bovins. Les œufs éclosent 2 à 7 jours plus tard, descendent le long du poil et pénètrent activement dans la peau du bovin.


Symptômes : Après 7 à 9 mois de migration dans le tissu conjonctif profond, ces "asticots" Lésions de varronatteignent le tissu sous cutané dorsal du bovin. Les larves y séjourneront 2 à 3 mois et mesurent alors 2,5 / 1 cm. Elles sont appelées communément varrons. Elles provoquent un abcès dans le tissu sous cutané dorsal et se nourrissent aux dépens du pus environnant. Elles respirent par un pertuis ouvert au sommet de l’abcès. Les varrons peuvent être détectés en France de fin mars à fin juillet et arrivent par vagues successives dans le dos des animaux.

L’info en plus : Le stade parasitaire dans le bovin dure onze mois. Chaque mouche pond environ 1000 œufs sur les poils des pattes, du ventre et des flancs des animaux et meure. Dans le cas d’infestation moyenne on dénombre à un moment donné de 10 à 40 par bovin, ce qui représente au cours d’une saison une charge parasitaire totale de 20 à 100 varrons. Dans le cas de forte infestation, le nombre de varrons par bovin peut atteindre plus de 300. Le nombre moyen de varrons diminue avec l’âge des animaux mais n’atteint jamais le niveau 0 varron, même chez les animaux les plus âgés.

Un traitement antiparasitaire permet de prévenir l'apparition des varrons. En cas de présence de la maladie, ce traitement devient curatif. Certains pays n'ont pas engagé de mesures d'éradication, c'est pourquoi tout bovin importé de ces pays doit être traité.


Comprendre vos analyses

Pour la confirmation du diagnostic d’hypodermose bovine clinique, les animaux porteurs de lésions suspectes doivent faire l’objet d’un examen clinique par un vétérinaire sanitaire. Ce diagnostic peut être éventuellement complété par des examens de laboratoire, conformément aux mesures de police sanitaire en vigueur. 

 

Type analyse

Résultat d’analyse

Interprétation pour l’éleveur

Action à mettre en place

Sérologie ELISA

«POS»

Bovin suspect d’être varonné

Le GDS programme un contrôle visuel du bovin ou du cheptel



/template/fleche_fiche_tech Nos actions

 

Surveillance

 

>La prophylaxie

Lors des prophylaxies annuelles, des contrôles aléatoires ou orientés sont réalisés sur les prélèvements sanguins et/ou sur lait de tank pour le maintien du statut indemne :

  • Entre le 1er décembre de l’année précédente et le 31 mars de l’année en cours pour les analyses de sang.
  • Entre le 1erjanvier et le 31 mars de l’année en cours pour les analyses de lait.

 

 Prévention

 

> Le contrôle d'introduction

Lors d’introductions, les bovins issus de zones à risque et les bovins étrangers doivent être traités obligatoirement pour éviter tout risque de réapparition du varron.


> Le STC « HYPODERMOSE BOVINE »

Comme pour l’IBR, l’ACERSA avait mis en place un cahier des charges. L'objectif de la certification varron est de maintenir le statut de zone assainie. C'est aussi le moyen de garantir aux acheteurs l'absence du parasite. 

Tout cheptel situé dans une zone assainie en règle avec l’arrêté ministériel du 6 mars 2002 peut être qualifié "cheptel assaini en varron”. Dans chaque département ou groupe de départements, ces appellations sont délivrées par le Schéma Territorial de Certification (STC), constitué par le GDS, le Groupement Technique Vétérinaire (GTV) et les laboratoires d'analyse.

 

Plan de lutte


En cas de suspicion, le vétérinaire sanitaire doit réaliser un examen clinique des animaux suspects. Ce diagnostic peut être éventuellement complété par des examens de laboratoire, conformément aux mesures de police sanitaire en vigueur.

L’éleveur a l’obligation de déclarer toute suspicion clinique. En cas de confirmation, il doit faire réaliser un traitement conformément à la réglementation et attesté par son vétérinaire.

Le programme de lutte contre le varron est une phase de surveillance des réinfestations.


  Demandez conseils à votre GDS et à votre vétérinaire  


/template/fleche_doc Les aides financières en  :

(Cliquez sur votre département)

MàJ le 17/05/19