Diarrhées néonatales du veau

La plupart des diarrhées sont d’origine infectieuse (parfois association de plusieurs germes) et sont corrélées à l’âge du veau (voir schéma ci-dessous). L’infection du veau se fait par voie orale, à partir des matières fécales (des mères ou veaux plus âgés).

Fréquence des principaux agents de diarrhées suivant l’âge des veaux (en jours)


 /template/fleche_fiche_tech PRÉVENTION

 

Pour éviter le déclenchement d’une diarrhée, il faut veiller au maintien de l’équilibre entre :

  • la résistance immunitaire,
  • la pression microbienne.

 

1. La résistance immunitaire est assurée par l'ingestion d'un colostrum :

  • en quantité : un volume de 10 % du poids du veau dans les 12 heures suivant le vêlage, dont la moitié dans les 6 premières heures.
  • en qualité : au minimum 70g d’immunoglobulines (anticorps) par litre.

 

La qualité du colostrum peut varier en fonction :

  • du régime alimentaire de la mère (carences),
  • de son rang de lactation,
  • de son statut parasitaire et de la vaccination. 

Cette dernière est à réfléchir avec votre vétérinaire. Le pèse colostrum permet d’avoir une idée de la qualité.

Stockage idéal du colostrum : réfrigéré à 4° C (1 mois maxi) ou congelé (1 an maxi). La décongélation doit se faire lentement au bain-marie à 60 °C pour ne pas endommager les anticorps.

Surtout ne pas utiliser le micro-onde.


2. La pression microbienne peut être limitée par :

  • une ambiance saine du bâtiment : ventilation, température, paillage correct,
  • une bonne hygiène d’élevage : désinfection et/ou vide sanitaire entre chaque lot, propreté du matériel de tétée, qualité de l’eau et des aliments,
  • un allotement des veaux en fonction de leur âge,
  • l’utilisation de médicaments « préventifs » (notamment contre la cryptosporidiose ou la coccidiose).


/template/fleche_fiche_tech TRAITEMENT

 

Pour limiter la propagation de la maladie, il faut repérer les veaux malades le plus tôt possible, les isoler et les traiter rapidement. L’état du veau peut s’aggraver très vite.

Il faut donc:

1. Repérer les symptômes :
  • température (< 38°C : hypothermie/> 39.5°C : fièvre ),
  • déshydratation,
  • abattement,
  • capacité à téter,
  • dilatation de l’abdomen,
  • aspect des matières fécales.

Ils sont variés et peuvent dans certains cas donner des indications sur la cause de la diarrhée.

2. Isoler : séparer hâtivement les veaux malades des autres veaux lorsque c’est possible.

3.  Traiter : il est important d’apprécier l’état de déshydratation du veau malade (voir tableau) pour définir le traitement approprié ou décider d’appeler le vétérinaire.


/template/fleche_fiche_tech Comment estimer la déshydratation ?


 

De 2 à 4 %

> 4 %

Śil

Normal

Enfoncé

Mufle

Humide

Sec

Pli de peau

Revient en place  < 2sec

Persistant> 2sec

Réflexe tétée

Normal

Faible à absent

Température

> 38,5°C

< 38,5°C


Pour un état de déshydratation de 2% à 4%, l’éleveur peut tenter d’administrer un réhydratant oral, et surveiller l’évolution de la maladie.

Pour un état de déshydratation > 4%, l’éleveur appellera son vétérinaire qui pourra prescrire un traitement adapté.

Les symptômes suffisent rarement à eux seuls pour connaître le germe en cause : il faut réaliser des analyses pour adapter le traitement et la prévention.

 

  Demandez conseils à votre GDS et à votre vétérinaire  


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