J'ai eu un ou des avortements dans mon troupeau

Les avortements, et plus particulièrement les avortements répétés comptent parmi les troubles de santé les plus fréquents et les plus pénalisants en termes économiques dans les exploitations. C'est pourquoi il est important de déclarer tous les avortements à son vétérinaire.



Il faut penser à se protéger soi et sa famille. En effet, il est possible que la cause soit un germe transmissible à l’homme (zoonose) :
 

 1. J'utilise des gants et un gel désinfectant pour aider l'animal à mettre bas, ou pour manipuler le ou les avortons.

 


2. Mes vêtements sont lavés au minimum à 60°C et le matériel utilisé pour l’avortement est soit lavé et désinfecté de façon correcte, soit brûlé.

 


3. J'isole l’animal qui a avorté pour limiter le risque d’épidémie, car il est potentiellement source de contamination pour le reste de mon troupeau et pour moi-même (forte dissémination par la délivrance et les écoulements vaginaux).

 

 
4. J'empêche les carnivores domestiques de s’approcher des produits de l’avortement et de l’animal avorté (ingestion de délivrance…). 

5. J'appelle rapidement mon vétérinaire sanitaire pour effectuer la déclaration obligatoire de tout avortement. Le vétérinaire fera les prélèvements pour la recherche de la brucellose et des autres maladies abortives si c’est nécessaire. Les produits à conserver pour le diagnostic de laboratoire sont :

 
  • l’avorton en entier,
  • le placenta.
 
La visite vétérinaire, le prélèvement et les analyses en vue du diagnostic de Brucellose sont pris en charge par l’État.
 


6. Une fois les prélèvements effectués, je dois détruire  les déchets d’avortements qui  devront être :

 
  • brûlés ou enfouis profondément (60 cm au moins pour les protéger des carnivores),
  • mis à l’équarrissage (pour les petits ruminants, ils peuvent être conservés dans un congélateur non utilisé pour les besoins domestiques ou en bac d'équarrissage).
 


7.  Je dois nettoyer, décaper puis désinfecter le local où l’animal a mis bas ou a été isolé, pour éviter la contamination d’autres animaux.


8. Je dois enregistrer l’avortement dans mon carnet sanitaire et je note les renseignements suivants  :

  • le numéro de l’animal avorté, 
  • l'âge,
  • la date de l’avortement,
  • le mois de  gestation.

 

9. Si je suis éleveur de bovins, je dois notifier l'avorton à l’organisme chargé de l’identification (pour les avortements de 7 mois de gestation et plus). Il n'est pas nécessaire de le boucler mais je dois préciser qu'il s'agit d'un mort-né. Je renseigne également :

 
  • numéro de mère  : le numéro de l’animal avorté,
  • date de naissance : la date de l’avortement,
 



En élevage laitier, 
le lait des femelles avortées doit être écarté de la consommation humaine (et animale) jusqu’à un résultat négatif en brucellose, et jusqu’à ce que les écoulements vaginaux soient redevenus normaux. Dans les productions au lait cru, il est fortement recommandé de rechercher aussi la listériose et la salmonellose et d’attendre des résultats négatifs avant d’utiliser le lait de l’animal. En cas de résultat positif, il est de la responsabilité de l’éleveur d’avertir sa laiterie. Il verra avec elle, son vétérinaire et son organisme d’appui technique les mesures de protection du lait qu’il convient de prendre.