FCO : point au 22 janvier 2016

Vous voudrez bien trouver ci-dessous :

A-    Une nouvelle version de l’instruction surveillance hivernale qui complète la précédente sur la gestion des cas positifs. Elle présente une annexe présentant par département les dates d’inactivité vectorielle ;

/template/icone_PDF Instruction surveillance hivernale

B-     Une saisine de l’A.N.S.E.S. qui répond à de nombreuses questions. Les éléments majeurs sont les suivants :

  • Le plus probable est que l’épizootie actuelle soit liée à une circulation du B.T.V.-8 à bas bruit dans la population bovine ;
  • La surveillance programmée a été analysée pour la période 2013-2015 (cf. annexe 1) : sur 1634 bovins analysés, 137 sont positifs, dont 42% ne respectent pas les critères d’âge et ont donc pu être vaccinés ou infectés avant 2010. Ces données sont difficilement interprétables. En 2014, on peut suspecter une circulation virale dans le département de la Nièvre, avec 4% d’animaux séropositifs ;
  • Le vaccin Calier immunise les animaux 33 jours après l’injection, le R.C.P. du vaccin a été modifié dans ce sens ;
  • Les traitements insecticides permettent de diminuer le nombre de piqures de culicoïdes mais ne protègent pas à 100%. Le risque de diffusion du virus par les mouvements de Z.R. vers Z.I. conditionnés à double désinsectisation et double P.C.R. est qualifié de quasi-nul à minime. Toutefois, ce risque augmente avec le nombre d’animaux concernés. Le groupe d’experts ne recommande pas la double désinsectisation.

/template/fleche_actu Les recommandations et conclusions de la saisine sont à lire page 35.

C-    Une réunion pour anticiper les questions d’échanges et export au moment de la reprise d’activité vectorielle s’est tenue le 20 janvier à la D.G.Al. Il a été annoncé que l’État prend en charge le vaccin et l’acte vaccinal jusqu’au 1er mars. Actuellement, il resterait un stock de plusieurs centaines de milliers de doses de vaccins Mérial disponibles en centrales (stock à vérifier toutefois, ce chiffre paraissant surprenant) et de 90 000 doses de Calier. Les livraisons de vaccins attendues sont :

  •  2 millions de doses C.Z.V. pour début février
  • 2.55 millions de doses Mérial pour fin février
  • Les commandes que va passer l’État suite à son appel d’offre pour vacciner 8 millions de bovins et 2.5 millions d’ovins sont attendues pour avril (malgré l’insistance des organisations d’éleveurs lors du dernier C.N.O.P.S.A.V. F.C.O. pour indiquer qu’il faudrait disposer des vaccins avant le mois d’avril).

Une réunion sur les modalités de la vaccination se tiendra la semaine prochaine. Il s’agira de discuter plusieurs points :

  • Les modalités de distribution du vaccin quand l’éleveur décide de vacciner lui-même ses animaux
  • La priorisation stratégique des 4.5 millions de doses attendues pour février (broutards, ovins, cheptels laitiers, animaux participant à des concours, etc.)
  • La traçabilité de la vaccination

L’envoi d’animaux en Espagne est à nouveau possible avec un seul test P.C.R. individuel et tant que le département expéditeur est en période d’inactivité vectorielle. Les D.D.c.s.P.P. ont été informées de cette possibilité. Actuellement, toute la France est en période d’inactivité vectorielle. Pour les échanges avec les États membres autres que l’Espagne, il faut attendre la déclaration de zone saisonnièrement indemne pour bénéficier des mêmes conditions.

Par ailleurs, la prise en charge des P.C.R. est toujours d’actualité pour les veaux à destination d’Espagne. Il a été demandé à l’État que cette disposition soit étendue à toutes les catégories d’animaux, nous attendons un arbitrage.

Pour information, de janvier à octobre 2015 ont été envoyés en Espagne 1.1 millions de bovins dont :

  • 120 000 veaux de moins de 80 kg
  • 58 000 bovins pour abattage
  • 818 000 bovins pour engraissement

39 000 têtes sont envoyées chaque mois en Espagne, dont la moitié quasiment sont des veaux.

Nous continuerons de vous tenir informé de la situation.

Publié le 28/01/2016