FCO : CNOPSAV du 16/12/2015

Un CNOPSAV spécifique FCO s’est réuni le 16 décembre. En voici ci-dessous les éléments marquants.

Le dispositif de surveillance hivernale est en cours de discussion. Il a pour double objectif de faire un état des lieux de la distribution du virus en zones réglementée et indemne et d’éventuellement déclarer des zones saisonnièrement indemnes (Z.S.I.). L’intérêt des ZSI est de pouvoir faire sortir des animaux de zone réglementée sans vaccination : avec un test PCR négatif 14 jours après la déclaration de la ZSI et sans condition 60 jours après. Cependant, une ZSI ne peut être déclarée que sur la base d’une inactivité vectorielle assortie d’un programme de surveillance des ruminants démontrant l’absence de circulation virale. Ce dispositif est actuellement discuté au sein de la plateforme ESA et n’est pas encore totalement stabilisé ; il s’appuiera sur la réalisation de sérologies sur les prélèvements de prophylaxie.

Face aux difficultés des cheptels transhumant dans une région coupée en deux (PACA et Rhône-Alpes), la DGAl propose de passer par le CROPSAV pour demander que la région entière passe en ZR, si l’ensemble des filières professionnelles en sont d’accord.

 

L’ANSES a été saisie pour évaluer le risque lié à la réapparition du BTV-8 ; les premiers résultats ont été présentés en séance mais le rapport n’est pas encore public. Il ressort notamment de cette présentation que la désinsectisation est un procédé efficace quand l’insecticide est bien appliqué (préférer les formes « pour on »), mais avec une efficacité limitée dans le temps. L’ANSES ne recommande en revanche pas de double désinsectisation, notamment pour des questions de toxicité et de coût. Le risque de propagation de la maladie par des animaux subissant deux séries de désinsectisation et de PCR est jugé quasi-nul (mais il augmente avec le nombre d’animaux échangés). Enfin, le confinement n’est pas forcément une mesure pertinente ; celle-ci pourrait être révisée par l’Administration.

Vaccination 2016 :

Pour faciliter les commandes de vaccins aux laboratoires, l’Etat a publié un appel d’offre pour acquérir 21 millions de doses permettant de vacciner 8 millions de bovins et 2,5 millions d’ovins. Les doses de vaccins sont payées par l’Etat mais,  à  partir du 1er février, l’acte de vaccination par le vétérinaire ne sera plus pris en charge par l’Etat.

L’ensemble des représentants des éleveurs a demandé que les frais vétérinaires soient pris en charge par l’Etat lorsque la vaccination est nécessaire à un mouvement. GDS France partage cette demande mais regrette qu’un tel investissement dans le sanitaire soit immédiatement exporté.

Calendrier de livraison des doses de vaccins :

  • 120 000 doses de Calier pour mi-janvier (vaccin ovin en une injection), dont 25 000 doses pour la Corse
  • 2 millions de doses CZV pour fin janvier (permet de vacciner 1 million d’ovins ou 500 000 bovins)
  • 3,6 millions de doses Mérial pour février (permet de vacciner 1,8 million d’ovins ou bovins)

Les doses produites en réponse au marché public concernant 8 millions de bovins et 2,5 millions d’ovins devront être livrées au plus tard au 30 mars. GDS France a exprimé son regret de l’arrivée tardive des vaccins car il avait été précisé très clairement lors du précédent CNOPSAV que les éleveurs devaient pouvoir vacciner avant avril.

Pour ce qui concerne l’export, les négociations avec la Turquie et l’Egypte sont toujours en cours. L’Espagne n’accordera probablement pas de nouvelle extension à l’accord en cours et devrait exiger des animaux vaccinés issus de cheptels vaccinés dès janvier 2016.

Le compte-rendu de ce CNOPSAV vous sera adressé dès que disponible.

Nous continuerons de vous tenir informer de la situation.

Publié le 21/12/2015